Mercredi 14 mai 2008
J'ai été tagué par Vivelune, une petite nouvelle...
Comme ça parle de bouffe, j'en profite pour faire un peu de propagande...(tout est bon pour assouvir ma fibre militante).

principe du tag :
- mettre le lien de la personne qui m'a taguée
- mettre le règlement sur mon blog
- répondre aux 6 questions suivantes :
1 - un aliment ou produit que je n'aime pas du tout
2 - mes 3 aliments favoris
3 - ma recette favorite
4 - ma boisson de prédilection
5 - le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait
6 - mon meilleur souvenir culinaire

- taguer 6 autres personnes à la fin de ce billet en mettant leur lien
- avertir directement sur leur blog les personnes taguées


Mes réponses :
1 - Tous les aliments provenant de l'industrie agro-alimentaire, les fromages industriels au lait pasteurisé, le cassoulet, les tripes, les oeufs de "poules en cage", le poulet (le porc, la vache, tous les animaux) élevé dans des camps de concentration (batterie), les boîtes de conserve, les plats tout préparés, les fraises espagnoles, la liste est tellement longue...
2 - Je n'ai pas d'aliments spécialement favoris, je ne mange que des produits de saison, donc en ce moment : les cerises, les petits pois frais (ça va de soi) et la soupe aux orties.
3 - Je n'ai pas de recette favorite, seulement ce qui est bon, c'est-à-dire frais, cultivés à côté de chez moi (pas de trucs exotiques qui viennent du bout du monde) ou sauvages, de saison, bio, fait maison (je sais je me répète, mais c'est le propre de la propagande).
4 - en ce moment, je bois énormément de tisane de romarin, cueilli de mes blanches mains (je suis au régime). Autrement, le champagne, le bon vin rouge, la blanquette de Limoux méthode ancestrale (bio évidemment, la pas bio est dégueulasse)...
5 - J'ai longtemps rêvé de faire un lapin au chocolat, une recette espagnole absolument sublime, mais très compliqué, je l'ai fait deux fois, et tous les gens qui en ont mangé en ont gardé un souvenir impérissable...autrement, je ne rêve pas de faire la cuisine, je la fais (ces questions sont d'un frivole...).
6 - Très difficile de choisir, j'en ai tellement... Je suis une fine gourmet (encore un mot masculin qui n'existe pas au féminin, grrr !).

Je vais taguer 6 personnes qui adorent être taguées...
1 - Jane
2 -Josie
3 - Marie-Claire (si tu me lis )
4 - Fazou
5 - La mère Castor
6 - Myrtille

Vous l'aurez remarqué, je ne tague que des filles...

Je viens de recevoir cet article dans ma messagerie...

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates... Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz
d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et
stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore
et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se
réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.
Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau. Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des
engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la
forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne.
Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré.
La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et
bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

Par Claude-Marie Vadrot
Politis jeudi 12 avril 2007



Vous n'avez plus aucune excuse maintenant...Vous savez tout.

Publicité

Datier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Vos Blablas

Bric à Brac

R.A.S.

Inscription à la newsletter

Avec A.R.

Cliquez ici pour recommander ce blog

Trouve !

Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus