Comme ça parle de bouffe, j'en profite pour faire un peu de propagande...(tout est bon pour assouvir ma fibre militante).
principe du tag :
- mettre le lien de la personne qui m'a taguée
- mettre le règlement sur mon blog
- répondre aux 6 questions suivantes :
1 - un aliment ou produit que je n'aime pas du tout
2 - mes 3 aliments favoris
3 - ma recette favorite
4 - ma boisson de prédilection
5 - le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait
6 - mon meilleur souvenir culinaire
- taguer 6 autres personnes à la fin de ce billet en mettant leur lien
- avertir directement sur leur blog les personnes taguées
Mes réponses :
1 - Tous les aliments provenant de l'industrie agro-alimentaire, les fromages industriels au lait pasteurisé, le cassoulet, les tripes, les oeufs de "poules en cage", le poulet (le porc, la vache, tous les animaux) élevé dans des camps de concentration (batterie), les boîtes de conserve, les plats tout préparés, les fraises espagnoles, la liste est tellement longue...
2 - Je n'ai pas d'aliments spécialement favoris, je ne mange que des produits de saison, donc en ce moment : les cerises, les petits pois frais (ça va de soi) et la soupe aux orties.
3 - Je n'ai pas de recette favorite, seulement ce qui est bon, c'est-à-dire frais, cultivés à côté de chez moi (pas de trucs exotiques qui viennent du bout du monde) ou sauvages, de saison, bio, fait maison (je sais je me répète, mais c'est le propre de la propagande).
4 - en ce moment, je bois énormément de tisane de romarin, cueilli de mes blanches mains (je suis au régime). Autrement, le champagne, le bon vin rouge, la blanquette de Limoux méthode ancestrale (bio évidemment, la pas bio est dégueulasse)...
5 - J'ai longtemps rêvé de faire un lapin au chocolat, une recette espagnole absolument sublime, mais très compliqué, je l'ai fait deux fois, et tous les gens qui en ont mangé en ont gardé un souvenir impérissable...autrement, je ne rêve pas de faire la cuisine, je la fais (ces questions sont d'un frivole...).
6 - Très difficile de choisir, j'en ai tellement... Je suis une fine gourmet (encore un mot masculin qui n'existe pas au féminin, grrr !).
Je vais taguer 6 personnes qui adorent être taguées...
1 - Jane
2 -Josie
3 - Marie-Claire (si tu me lis
)4 - Fazou
5 - La mère Castor
6 - Myrtille
Vous l'aurez remarqué, je ne tague que des filles...
Je viens de recevoir cet article dans ma messagerie...
D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de
fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût
des tomates... Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement
entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un
parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz
d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses
réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée
l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés
spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en
toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme
les yeux en dépit des protestations des écologistes. Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année.
Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est
nettoyée et
stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche
d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore
et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se
réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.
Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau. Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des
engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de
cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule
nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la
forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit
enfouies n'importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne.
Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré.
La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et
bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols
de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...
Par Claude-Marie Vadrot
Politis jeudi 12 avril 2007
Vous n'avez plus aucune excuse maintenant...Vous savez tout.
Commentaires
Je demande un peu d'indulgence pour ce commentaire que je viens d'avoir la malheureuse idée de relire ... :(
L'heure tardive peut-être ...? ( mais même pas sûr en fait) :-)
Je vois pas ce que tu as écrit de mal...Mais je suis peut-être pas réveillée (?) mais c'est pas sûr non plus ! D'ailleurs, rien n'est sûr.
Pour une fois, nous sommes entièrement d'accord...
Le champagne et le vin, tu ne crois pas que bio c’est un peu exagéré pour un produit qui contient des sulfites ?
Et le chocolat fait avec les fèves de ton jardin, allé ça suffit, bonne journée madame bio !?
Pour le champagne et le vin, il en existe des bios très bons (autrement, c'est plein de pesticides). A consommer avec modération, évidemment, après deux verres, ça n'a plus de goût !
Plus de chocolat pour moi, je suis au régime !
Je ne l'appelle pas, la bouillie bordelaise, je sais à peine ce que c'est, un truc de jardinier...
Et, si par hasard je bugue tu me tapes ? -:))
Evidemment que moi je tape, et très fort en plus. Tu sais comme je suis mauvaise...
Pour une fois, tout le monde est d'accord...C'est un bon jour !
Bon je viens de publier le " bébé tag grande bouffe " !
T'as eu peur...
quand aux espagnols qu'ils cessent de ramener leurs fraises!
Tu as bien raison et je n'en mange que parce que j'ai assez d'ennemis comme ça...
Faut boycotter tous les produits venant d'Espagne, d'Italie (à cause de Berlu), la chine, la birmanie, la tunisie, l'algérie, le maroc, les USA, l'Angleterre, la Russie...et p'tet ben d'la france aussi...
Il va encore dire que je suis parano, mais il est pour moi le comm de PC ? Je ne vois pas d'autres raisons ... puisqu'au moment de son post, il n'y avait que le tien (irréprochable bien sûr) et le mien.
Bien sûr que j'aime manger bon et beau ( et qui n'aime pas d'ailleurs? ) mais cuisiner n'a jamais été ma passion. Et je n'ai pas eu besoin de "forcer" mes enfants à manger varié et bon, puisque une bonne hygiène alimentaire fait partie des bases d'une éducation que j'espère leur avoir inculquée. Ma fille a 18 ans, mon fils 16 ... c'est donc un nombre incalculable de repas équilibrés comportant produits frais, variés que j'ai au compteur afin qu'ils "poussent" en bonne santé.
Cuisiner est devenu au fil du temps une obligation, une contrainte. Et parfois, je sature , c'est vrai ! Donc si en plus on me parle de recettes ... que je rêve de faire juste au moment où je prends un moment pour me détendre ! Ben là , je craque :-)
Si je n'avais dans ma vie que cuisiner par plaisir, ou pour mon nombril, peut-être que ...
Mais comme je n'ai pas perdu le goût de manger, je reste "aware " (comme JCD) pour ton lapin au chocolat, Grenouille ! :-)
Pour le lapin au chocolat, faut juste prévenir au moins trois jours à l'avance...le temps de trouver tous les ingrédients ! Acheter le lapin au marché (qu'il ne faut surtout pas acheter dans les supermarchés, ce sont tous des lapins d'élevages industriels qui "vivent" dans des conditions insupportables) et faire la liste de tous les autres ingrédients (qui est très longue !) plus une après-midi dans la cuisine...tu comprends que j'en fais pas souvent...
– La ragougnasse roumaine
2 - mes 3 aliments favoris
– Les yeux de belette
– Les tétons de truie
– Les animelles de caniche
3 - ma recette favorite
– Le soufflé de poussin au kirch
4 - ma boisson de prédilection
– Du sang de jeune vierge
5 - le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait
– Les oreilles de ma belle-mère en salade
6 - mon meilleur souvenir culinaire
– J’étais bien trop bourré pour me souvenir de ce que j’ai mangé
MDR...et même PTDR...
Je vais essayer d'y répondre (après ce week)! C'est que le monde de ceux qui ont à manger se divise en trois: ceux qui n'aiment pas manger (j'en connais, c'est déprimant d'ailleurs ils ont des penchants à la déprime), ceux qui cuisinent (c'est parfois les mêmes) et ceux qui "dégustent" (c'est parfois aussi les cuisiniers).
Tu remarqueras que les cuisiniers "mangent à tous les rateliers" (des gourmands et des anorexiques). Mais c'est bien tout ce que je sais sur cette race merveilleuse que j'adule et, heu parasite...
Tu as une force de la raison sur le coeur (d'artichaut?) qui m'épate! A part le chocolat, je ne te vois pas de faille ;-))
Je suis aussi une "gourmette", je préfère nettement la qualité à la quantité...
Madame est servie pour l'apéro
Je fais partie des cuisinières qui dégustent sans déprimer...Et j'ai horreur des apéros qui s'éternisent...heureusement qu'il y a des schmilblicks pour me sauver de cet ennui suprême...
très bonne soirée à toi
biz
Oui, surtout que j'aime pas vraiment ça...
Pas de lol, la bouffe, c'est sérieux ! On rigole pas avec ça...
Sur le marché bio et fermier que je fréquente assidûment, certaines personnes achètent des aubergines, des tomates, des haricots verts, des fraises "bio" en plein hiver...et réclament des sacs en plastique pour les mettre dedans. Ce sont généralement des vieux qui achètent bio pour "leur" santé. De la planète, ils se fichent comme de leur première chemise. Des vieux richards pétainistes !
Donc acheter bio n'est pas une preuve de qualité d'âme !
Et jeter 25% des produits que l'on achète hors de prix, c'est nul aussi, et c'est pourtant ce que font la plupart des gens, qui se plaignent par ailleurs de leur "pouvoir d'achat".
J'ai reçu un autre article : tout ça a été fomenté par le gouvernement de Pétain...et après la guerre, ils ont continué.
Pas bonnes les fraises, c’est la faute à Pétain !
GdeB tu crois vraiment tu ce que tu écris ?
Pourquoi ne pas dire tout simplement qu’Espagnol, Français et autres ne font que satisfaire la demande des consommateurs qui veulent du pas cher et pour cela ils rivalisaient à font et pas toujours de manière raisonnable.
Il a longtemps que les fraisiers poussent en hauteur irriguées par du liquide nourricier fertilisées par des bourdons d’élevage le tout dans des serres stérilisés avec des produits et ceci dans tous les pays incluse la France.
Mon voisin qui cultive ses fraises dans son jardin m’en donne régulièrement et je n’oublie pas sa recommandation habituelle : « Tu les laves bien, parce que si ne les traite pas, ça ne donne rien ! »
Je crois plutôt qu'on a fabriqué la demande, on a crée le désir de manger des fraises en hiver. Le consommateur est bête, il mange ce qu'on lui donne à manger...
A part ça, je suis d'accord, les français ne font pas mieux que les espagnols...Il y a aussi plein de travailleurs sans papier dans l'agriculture...
Moi j'ai plein de fraises dans mon jardin et je n'ai jamais traité quoique ce soit !!! (ni avec personne d'ailleurs)
J'ai eu un jardin du temps où j'habitais sur le Larzac, et je n'ai jamais rien traité, et j'ai eu des fraises, des petits pois, des carottes, des courgettes énormes, des tas de trucs même que j'en donnais à mes voisines tellement j'en avais...Il faut dire que j'avais la chance d'avoir un crapaud dans mon jardin. Ca vaut tous les insecticides du monde !
moi aussi le lapin au chocolat ça me dit bien, j'ai goûté de la dinde au mole et c'est super-bon, mais achtement compliqué à faire... (faut 7 sortes de piments, déjà, va donc trouver ça ici...)
Pour le lapin au chocolat, faudra venir avec Marie-Claire mais faut prévenir au moins 3 jours à l'avance...Y'a aussi plein de trucs à trouver.




Je te lis Grenouille ! :-)
1) Je ne trouve déjà plus le temps de bloguer à peu prés normalement alors un tag !
2) Et la bouffe , c'est pas vraiment ma passion
Alors je répond (trés rapidement) ici . Tant pis pour toi :-)
- J'aime pas du tout les abats dont et, la cervelle, la langue, les tripes, les pieds de porc, la tête de veau ,les rognons etc etc. Jamais gouté même.
- Le chocolat, les fruits, le pain ( je ne sais pas faire un repas sans pain. ( comment ça c'est pas équilibré?)
- Aucune recette favorite : je n'aime pas cuisiner. Ou alors ma favorite est celle qui me prend le moins de temps.
- L'eau. Tout bêtement. J'aime boire de l'eau.
- Aucun rêve.
- Mes meilleurs souvenirs culinaires sont tous ceux où j'arrive et que j'ai juste à mettre les pieds sous la table. C'est vraiment ça le meilleur pour moi ! :-)
Bon voilà. Je file dormir. Demain ça va être encore l'enfer quand le réveil va sonner.
ps : Et je voudrai bien manger un jour du lapin au chocolat !!!!! :-(
TON rêve deviendrait ainsi peut-être MON meilleur souvenir culinaire.
C'est vrai que la bouffe, c'est vachement important, on creuse sa tombe avec ses dents dit le proverbe...Mais c'est vrai aussi que c'est vachement agréable de se faire servir...
Et le pain c'est bon à condition qu'il ne soit pas fait avec de la farine blanchie...